I AM A MODERN APPRENTICE

une dernière fois.

j'ai définitivement bouger mon cul vers un point com. alors pour la dernière fois tu fais ta mise à jour rss. et rouspète pas le dernier titre sur canalblog c'était : "en attendant d'avoir son point com". c'est chose faite maintenant. si tu veux pas te prendre la tête à cliquer. attends deux secondes y'a une redirection automatique.

dans mon foutu foutoir déjà flingué.

le garçon dans le métro. il était en face de moi. et son regard me soutenait. je le voyais pas vraiment je le devinais. alors je l'ai fixé dans la vitre. et j'ai compris qu'il fallait que j'apprenne à croiser les jambes quand je décidais de pas mettre de collant. pas de collant = câlins amicaux sans vouloir s'en aller dès que ça se finit. mais j'y suis pas allée. j'ai filé devant son immeuble. j'ai croisé les jambes dans le métro. et j'ai pris direction montmartre. comme ça. sans vouloir voir le conard. nan juste comme ça. juste rigoler en repensant à notre nuit à poil derrière les voitures. juste sourire devant le machin où se trouve mes clefs. incroyablement cliché n'est ce pas. et elles y sont toujours. peut être pour une autre je sais pas. je m'en fous un peu. mes cuisses nues se les gèlent sous le trottoir. assise pendant des heures un bouquin à la main. parce que sans carrère sous les yeux, je ne suis qu'une pute très classe avec un réverbère de grande marque pour éclairer son trottoir. des centaines de pages plus tard, une main arrive sur ma cuisse. j'ai les tripes qui se retournent. pas le conard. nan pas lui putain. je ne suis pas cette fille pathétique venue recoller les morceau après t'avoir jetté une dernière fois, pas la fille qui t'attends des heures. nan je suis juste la fille qui se les gèlent sur un trottoir du 9ème, sans raisons. pas ce que j'ai l'air d'être. je ne serai jamais ça. on a le temps de se dire tout ça en une fraction de secondes généralement. ce qui soulage c'est de voir que non c'est pas lui. c'est un beau jeune garçon. un beau jeune garçon qui m'appelle par mon prénom sans l'écorcher. un inconnu qui sait dire correctement cette suite de dix lettres. un inconnu avec qui j'ai eu une histoire. pas une aventure non. une histoire de quelques mois. un inconnu qui sait où est caché ma tâche de naissance. à peine voyante même sans robe. c'est d'abord gênant ensuite effrayant. tu sais je suis pas vieille hein. j'ai même l'air d'être à deux ans de la majorité. mais j'ai un mal de vioque. qui me fait oublier un jeune beau garçon que j'arrive plus à recaser dans la chronologie de ma foutue vie, dont un quart a été consacré la baise. tu sais j'ai 18 ans et des mois entiers qui suivent. alors un quart c'est beaucoup. lui il m'a écris son numéro dans la main. et il a signé d'un D. tellement cliché aussi. je connaissais la suite de la lettre à ce moment là. il venait de me le dire. et tu sais depuis j'ai oublié. un prénom de 6 lettres maximum. pourtant lui il se souvient de tout le machin étranger qui me désigne. je ne me souviens de plus grand monde. de plus grand chose. comme si j'avais vraiment une vie remplie. alors je suis allée faire semblant de vivre pour de vrai. je suis retournée à mon point de départ. devant l'immeuble dans lequel je suis enfin entrée. je me rappelais du code, de l'étage, même du prénom. celui là même dont j'appelle tout les autres; quand j'oublie leur identité après leur avoir dit ce qu'ils veulent entendre. voyons tu sais. "oui j'ai jouis exactement au même moment que toi". ah mais lui il le demande jamais. c'est un tel bonus tu sais. c'est comme ça que le numéro d'un inconnu que je connais s'est effacé de ma main gauche. sauf que juste avant, on a eu 8 ans. et on a fait des blagues au téléphone. le côté amical. et ce qui suit après.

puis j'ai recommencé à traîner dehors. dehors.

tu vois la fille aux plans foireux, la fille qui te fait prendre un jour de congé parce qu'elle a prévu de te voir, la fille qui empêche les autres d'organiser des trucs cools parce qu'elle n'est pas hype; cette fille pourrie qui annule au dernier moment. qui te mets dans la merde. qui te vide une partie de ta vie. bah cette fille c'est moi. j'ai mes raisons que ma raison n'ignore pas. puisque tout ça c'est la faute à mes cellules qu'ont voulu pimenter ma vie. alors oui la grosse conne qui plante perpétuellement les gens c'est moi. c'était la révélation du jour. sauf pour les 2,3,4 d'entre vous qui me connaissent déjà bien sous cet angle là. bonne journée moi je vais pourrir le RTT de machin et l'obliger à regarder les programmes pour ménagères de moins de cinquante ans. je vais me droguer au toplexil et encore délirer à propos de la suite de gilmore girls et regarder un porno en compagnie de damien rice, un porno dont il tient la vedette, et tout ça dans un avion avec pour destination l'arabie saoudite en l'an 2072. les phoques volent et les fourmis rouges nous attaquent et font du rock. bossez bien pour économisez plus. ou pas. hahahaa.

c'est marrant ces derniers jours j'ai écris pleins de trucs et c'est le plus merdique écris en 35 secondes que je sors. mais mes rêves de fille shootée au toplexil sont tellement drôles.

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